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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 14:43
Le Prof André MBATA explique les dispositions intangibles de la Constitution !

Le Professeur André MBATA MANGU a expliqué, ce mardi 23 septembre 2014, les articles intangibles de la Constitution notamment l’Article 220.

André MBATA MANGU est Docteur et maître en droit (université d’Afrique du Sud, UNISA), licencié en droit (université de Kinshasa, UNIKIN), ancien maître de conférences (université du Nord, Afrique du Sud), membre du comité directeur du Réseau africain de droit constitutionnel (RADC) et actuellement Professeur de recherche à I’UNISA, Professeur à l’UNIKIN et Professeur visiteur à l’université de Paris 13.

Ce constitutionnaliste a démontré que l’article 220 prévoit plusieurs matières exclues de toute révision et par ce fait de tout référendum.

Selon le Prof. MBATA, ce qui se fait maintenant en inscrivant parmi les questions à l’ordre du jour de la session de l’Assemblée nationale est une violation flagrante de la Loi Fondamentale.

En images, l’explication du Prof. MBATA en français et en lingala

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 14:41
L’ASADHO accuse Kinshasa de faire taire les opposants politiques !

L’Ongdh se base sur les cas des arrestations et détentions arbitraires des personnalités de l’opposition politique comme Eugène Diomi, Jean Bertrand Ewanga.

Dans un communiqué, l’Association Africaine de défense des Droits de l’Homme (ASADHO) se dit préoccupée par les atteintes à répétition que le gouvernement de la RDC porte aux droits reconnus à l’opposition politique en se servant de l’appareil judiciaire. Selon l’ASADHO, depuis le début de la législature actuelle, tout leader de l’opposition qui mobilise la population contre un projet ou un programme de la majorité au pouvoir fait l’objet de menaces, intimidations et poursuites qui aboutissent à des condamnations judiciaires.

Preuve, en date du 5 août 2014 à 3heures du matin, le Député national Jean Bertrand Ewanga, Secrétaire général de l’Union pour la Nation Congolaise était enlevé de sa réisdence par les éléments des Services Spéciaux de la Police Nationale et de l’Agence Nationale de Renseignements (ANR), pour être détenu illégalement au cachot de l’ANR à la suite de ses interventions faites à l’occasion du meeting de l’opposition politique tenue à la place Sainte Thérèse à N’djili en date du 04 août 2014, au motif qu’il aurait commis les infractions d’outrages au Chef de l’Etat et de discrimination raciale et tribale.

Il sera condamné, en date du 11 septembre 2014, à l’issue d’une procédure de flagrance au cours de laquelle ses droits fondamentaux n’étaient pas respectés par la Cour Suprême de Justice, à une peine de servitude pénale principale de 12 mois fermes pour « outrage au Chef de l’état », en violation de l’article 8 de la loi n°07/008 du 04 décembre 2007 portant statut politique de l’opposition qui dispose que : « L’opposition politique a notamment le droit de critiquer l’action du Gouvernement et le cas échéant de formuler des contres propositions … ».

L’Ongdh relève que le cas de Jean Bertrand Ewanga n’est pas isolé. Il s’inscrit dans la stratégie du Gouvernement de faire taire tout opposant politique qui ne partage pas la ligne politique de la Majorité présidentielle.

Tel est aussi le cas d’Eugène Diomi Ndongala, président de la Démocratie Chrétienne et Député national de l’opposition.

Au lendemain de la proclamation du Président Joseph Kabila vainqueur de l’élection présidentielle de 2011, une élection marquée par des fraudes généralisées, Monsieur Eugène Diomi Ndongala avait créé un Mouvement dénommé « Majorité présidentielle populaire » ayant notamment pour objet de soutenir l’action d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui s’était autoproclamé Président de la République et qui aurait été pris par le Président Joseph Kabila.

A cause de son activisme au sein de ce mouvement, Monsieur Eugène Diomi Ndongala sera enlevé et détenu au secret par lA’NR pendant plusieurs jours avant d’être livré à la justice au motif qu’il aurait commis l’infraction de viol sur mineures.

A l’issue d’un procès non équitable, sans garantie ni respect des droits fondamentaux lui reconnus par les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs aux droits humains, devant la Cour suprême de justice, il sera condamné, au mois de mars 2014, à une peine de servitude pénale principale de 10 ans.

Un autre cas est celui de Mohindo Nzangi, député national élu de la province du Nord-Kivu.

En août 2013, il a été condamné à 3 ans de servitude pénale principale par la même Cour Suprême de justice, siégeant toujours en procédure de flagrance, au motif qu’il avait outragé le Chef de l’Etat par le fait d’avoir critiqué la politique mise en place par le Président Joseph Kabila au sujet de la gestion de la guerre à l’est du pays.

L’ASADHO relève que ces arrestations et détentions illégales opérées par l’ANR et condamnations prononcées par la Cour suprême de justice contre les membres de l’opposition ou contre tous ceux qui critiquent la politique des autorités congolaises ne sont pas de nature à consolider le jeu démocratique en République démocratique du Congo.

Elle considère la condamnation du Député national Jean Bertrand Ewanga comme un avertissement fait à tout celui qui oserait s’opposer à l’agenda du pouvoir de changer la Constitution pour donner au Président Joseph Kabila la possibilité de se représenter à l’élection présidentielle de 2016.

Ainsi donc, l’ASADHO invite le gouvernement de la RDC a cesser tout acte tendant à se servir de l’appareil judiciaire pour faire taire les opposants politiques ou tout autre Congolais qui critiquent la politique du gouvernement ou du Président de la République.

GODE KALONJI MUK.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 21:38

L'Eglise catholique a vulgarisé ce dimanche le message de la Conférence épiscopale nationale du 14 septembre lancé depuis le Vatican. Dans toutes les paroisses, les officiants ont livré le contenu du message aux fidèles intitulé « Sauvons la Nation » et dans lequel la CENCO qualifie toute tentative de modification de la Constitution, qui garantit l'alternance, de « voie sans issue ». Une prise de position qui a irrité le gouvernement.

Les fidèles étaient nombreux, dimanche, dans les différentes paroisses pour écouter les messages des évêques « Sauvons la nation ». Cet appel est à la base d’une polémique entre la Conférence épiscopale nationale et le gouvernement, et a été lu au cours des cultes.

« Les évêques n’ont pas tort, ils ont raison, les évêques sont des citoyens congolais comme les membres du gouvernement. La situation politique les intéresse au même titre qu’elle intéresse les membres du gouvernement. C’est la dictature qui vient de s’installer », estime un paroissien.

D’autres affirment être au courant de certaines stratégies : « Nous voulons dénoncer la machination que la majorité est en train de monter et de séduire l’opposition en leur proposant les postes de vice-président pour obtenir la révision constitutionnelle ».

Depuis cette bisbille entre la CENCO et le gouvernement, la chanson « Nakomitunaka » est remise sur la deuxième chaîne de la télévision nationale. Dans cette œuvre, l’auteur s’interroge : « Pourquoi Dieu, Jésus-Christ, les saints sont-ils toujours représentés par des personnages blancs ? D’où vient donc le noir ? » Un message directement destiné au Vatican.

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22 septembre 2014 1 22 /09 /septembre /2014 10:39
RDC : CA SENT MAUVAIS A L'EST DE LA RDC AVEC LA MATERIALISATION DES BORNES A LA FRONTIERE ENTRE LA RDC ET LE RWANDA !

IL Y A UNE COMPROMISSION DE MANIERE CONSIDERABLE DE LA PROTECTION DES OPTIONS FONDAMENTALES RELATIVES A LA NATURE MEME DE L'ETAT CONGOLAIS QUI EST RECONNUE INTERNATIONALLEMENT DANS SES FRONTIERES DU 30 JUIN 1960, COMME ETANT UN ETAT DE DROIT, INDEPENDANT, SOUVERAIN, UNI ET INDIVISIBLE, SOCIAL, DEMOCRATIQUE ET LAIC ET NON UNE MONARCHIE OU UN ROYAUME. VOILA POURQUOI LAISSER COMME LE PRECISE SI BIEN L'ARTICLE 220 DE LA CONSTITUTION EN VIGUEUR EN RDC AUX SOIS-DISANTS DEPUTES FANTOCHES DE PROCEDER AUX REVISIONS INTEMPESTIVES DE LA LOI FONDAMENTALE, NOUS AMENERAIT QU'A UN SCHEMA DANGEREUX D'ACCEPTER AINSI DE PROCEDER AUSSI AUX REVISIONS INTEMPESTIVES DE NOS FRONTIERES OU NOS BORNES ACTUELLES LAISSANT PRESAGER LA MATERIALISATION A COUP SURE DU PLAN DE BALKANISATION, D'EMIETEMENT ET DE DISLOCATION DE NOTRE NATION; D'OU AUCUNE PROCEDURE DE REVISION CONSTITUTIONNELLE NE PEUT ETRE ENGAGEE OU POURSUIVIE LORSQU'ELLE PORTE ATTEINTE A L'INTEGRITE DU TERRITOIRE. J'EN APPEL A TOUS LES RESSORTISSANTS CONGOLAIS DE SE LEVER ET DE BARRER LA ROUTE A CE PLAN MACHIAVELIQUE COMME LE STIPULE L'ARTICLE 14 de la charte des ressortissants congolais de l'etranger comme suit : "Les ressortissants congolais vivant a l'etranger doivent defendre a tout prix une nouvelle politique evangelique de "l'empecheologie" c'est-a-dire l'art de combattre les imperialistes, les occupants ainsi que leur marionnette de pouvoir continuer a perenniser leur sale besogne de destruction totale ou partielle du peuple africain et mettre en detour toute tentative sombre, machiavelique et hegemonique visant a remettre en cause l'emancipation, l'emergence, la croissance et le developpement du continent africain tout entier". BANA YA MBOKA VEILLEZ-Y !

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:18
BIENVENU MASSAMBA MP INSISTE SUR LA RESPONSABILITE DES ETATS A PROTEGER ET A PREVENIR CONTRE LES CRIMES !

La premiere responsabilite de proteger sa population incombe a l'Etat dit "hot state" au premier rang ou au premier chef contre les crimes de genocide, crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l'humanite dit "atrocites criminelles".

En deuxieme lieu, il incombe a la communaute internationale en tant que "KAPITA" de la securite mondiale d'encourager et d'aider tous les Etats a s'acquitter de leur responsabilite. Et enfin en troisieme lieu, il y a la resolution commune de faire l'inventaire par les moyens que les chapitres 6,7 et 8 de la charte des nations unies d'assurer que les Etats contractants de manifester leur responsabilite d'appliquer ou de mettre en oeuvre ces resolutions.

En effet, c'est en vertu du droit international des droits de l'homme, du droit international humanitaire et du droit des refugiers qu'il incombe aux Etats de proteger leur population. L'article 1 de la convention pour la prevention et la repression de crime de genocide dispose qu'il incombe aux Etats de prevenir activement le genocide et cela en toutes circonstances.

ARTICLE 6 : CRIME DE GENOCIDE

Le genocide etant l'intention des auteurs de detruire en tout ou en partie un groupe national, ethnique, racial, ou religieux ne pouvant se commettre que dans le contexte de conflit arme ou d'occupation selon ma perception qui est un peu la meme avec la definition du statut de rome : l'un quelconque des actes ci-apres commis dans l'intention de detruire en tout ou en partie un groupe national, ethnique, racial ou religieux comme tel :

a) Meurtre de membres du groupe.

b) Atteinte grave a l'integrite physique ou mentale des membres du groupe.

c) Soumission intentionnelle du groupe a des conditions d'existence devant entrainer sa destruction physique totale ou partielle.

d) Transfert force d'enfants du groupe a un autre groupe.

ARTICLE 7 : CRIME CONTRE L'HUMANITE

Aux fins du statut de rome, on entend par crime contre l'humanite l'un quelconque des actes ci-apres lorsqu'il est commis dans le cadre d'une attaque generalisee ou systematique lancee contre toute population civile et en connaissance de cette attaque :

a) Meurtre b) Extermination c) Reduction en esclavage d) Deportation ou transfert force de population e) Emprisonnement ou autre forme de privation grave de liberte physique en violation des dispositions fondamentales du droit international. f) Torture g) Viol, esclavage sexuel, prostitution forcee, grocesse forcee, sterilisation forcee ou toute autre forme des violences sexuelles de gravite comparable h) Persecution de tout groupe ou de toute collectivite identifiable pour des motifs d'ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste au sens du paragraphe 3 ou en fonction d'utres criteres universellement reconnus comme inadmissibles en droit international, en correlation avec tout acte vise dans le present paragraphe ou tout crime relevant de la competence de la cour i) Disparitions forcees de personnes j) Crime d'apartheid k) Autres actes inhumains de caractereanalogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves a l'integrite physique ou a la sante physique ou mentale.

Venons en aux facteurs de risque : Discrimination, violation des droits fondamentaux des membres d'une population ou d'un groupe donne due souvent en raison de leur appartenance ethnique, raciale ou religieuse.

Exemples des discriminations : - discrimination fondee sur les inegalites d'acces aux ressources et l'exclusion des processus de decisions conduisant a un deni des droits economiques, sociaux, culturels et politiques. - Discrimination politique c'est-a-dire negation des droits politiques fondamentaux tels que la participation et la representation et la liberte d'expression, d'opinion et d'association, l'exclusion des groupes de population au sein des organes legislatifs, du secteur de securite et du systeme judiciaire conformement a l'article 25 du pacte international relatif aux droits civils et politiques qui stipule ceci : "Tout citoyen a le droit et la possibilite sans aucune des discriminations visees a l'article 2 et sans restrictions deraisonnables : a) De prendre part a la direction des affaires publiques, soit directement, soit par l'intermediaire de representants librement choisis; b) De voter et d'etre elu, au cours d'elections periodiques, honnetes, au suffrage universel et egal et au scrutin secret, assurant l'expression libre de la volonte des electeurs; c) D'acceder, dans des conditions generales d'egalite, aux fonctions publiques de son pays d'origine". - Discrimination sociale c'est-a-dire des mesures telles que le deni de citoyennete ou du droit de professer une religion ou une croyance, l'obligation de justifier son identite et la limitation de droits fondamentaux tels que le mariage ou l'education ciblant des membres d'une communaute. - Discrimination economique c'est-a-dire l'inegalite d'acces aux opportunites economiques, aux terres et auc autres ressources, a l'emploi, a la nourriture, au logement ou aux soins medicaux conforme a la declaration universelle des droits de l'homme comme suit : "Toute personne, en tant que membre de la société, a droit à la sécurité sociale ; elle est fondée à obtenir la satisfaction des droits économiques, sociaux et culturels indispensables à sa dignité et au libre développement de sa personnalité, grâce à l’effort national et à la coopération internationale, compte tenu de l’organisation et des ressources de chaque pays c'est-a-dire La société dans laquelle tu vis doit t'aider à profiter de tous les avantages (culture, travail, protection sociale) qui te sont offerts ainsi qu'à tous leshommes et femmes de ton pays et à les développer. Toute personne a droit au travail, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisantes de travail et à la protection contre le chômage. Tous ont droit, sans aucune discrimination, à un salaire égal pour un travail égal. Quiconque travaille a droit à une rémunération équitable et satisfaisante lui assurant ainsi qu’à sa famille une existence conforme à la dignité humaine et complétée, s’il y a lieu, par tous autres moyens de protection sociale. Toute personne a le droit de fonder avec d’autres des syndicats et de s’affilier à des syndicats pour la défense de ses intérêts c'est-a-dire Tu as le droit de travailler, de choisirlibrement ton travail, d'avoir un salaire suffisant pour vivre et faire vivre ta famille. Si un homme et une femme font le même travail, ils doivent gagner autant. Tous ceux qui trvaillent ont le droit de se regrouper pour defendre leurs interets. Toute personne a droit au repos et aux loisirs et notamment à une limitation raisonnable de la durée du travail et à des congés payés périodiques c'est-a-dire La durée du travail de chaque jour ne doit pas être trop longue, car chacun a le droit de se reposer et doit pouvoir prendre régulièrement des vacances qui lui seront payées. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. La maternité et l’enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu’ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale. Toute personne a droit à l’éducation. L’éducation doit être gratuite, au moins en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. L’enseignement élémentaire est obligatoire. L’enseignement technique et professionnel doit être généralisé ; l’accès aux études supérieures doit être ouvert en pleine égalité à tous en fonction de leur mérite. L’éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l’amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d’éducation à donner à leurs enfants. ute personne a le droit de prendre part librement à la vie culturelle de la communauté, de jouir des arts et de participer au progrès scientifique et aux bienfaits qui en résultent. Chacun a droit à la protection des intérêts moraux et matériels découlant de toute production scientifique, littéraire ou artistique dont il est l’auteur" et qui viennent de detailler les droits economiques, sociaux et culturels pour lutter contre la pauvrete au nom du droit a la dignite. c'est ce qui constitue meme la pomme de discorde entre groupes ou communautes; c'est la persistance qui provoque des divisions dans la societe, ainsi que les schemas d'exclusion deliberees. Cette discrimination s'accompagne souvent des violences et d'autres violations des droits humains telles que : la detention arbitraire, les disparitions forcees, la torture et le meurtre par premeditation ou homicide volontaire.

- La presence des groupes armes ou des milices

- La proliferation des armes notamment des armes de petit calibre

- Le financement des operations des groupes armes et leurs milices

- L'acces a des armes prohibees

- Les circonstances particulieres ou attenuantes pouvant faciliter la perpetration d'atrocites criminelles

- L'incapacite du gouvernement central a empecher ces crimes et par l'absence de structures ou d'institutions visant a proteger la population

- Les regimes politiques autocratiques ou ceux qui font negation du droit a la participation effective aux affaires publiques et resteignent la liberation d'action de la societe civile.

- La faible protection des droits de l'homme offerte par la loi.

- Les defaillances du systeme judiciaire, des institutions nationales chargees de proteger les droits de l'homme et du secteur de securite.

- L'absence ou le manque soit carence de credibilite de ces structures ou institutions nationales.

- Non respect de l'Etat de droit.

- L'impunite qui affaiblit la protection des droits de l'homme.

- la commission d'actes d'atrocites criminelles qui pourraient etre des elements constitutifs de genocide, des crimes de guerre et de crimes contre l'humanite tels que definis notamment aux articles 6,7 et 8 su statut de rome de la CPI; actes comme meurtre, disparitions forcees, prise d'otages, la torture et autres traitements inhumains, le viol et autres formes de violence sexuelle, le recrutement force, les deplacements arbitraires et les deportations, l'utilisation d'armes et de munitions prohibees, attaques contre les infrastructures civiles qui ne sont pas des cibles militaires ou attaques contre le personnel humanitaire, des programmes visant a empecher la procreation ainsi que le transfert force d'enfants peuvent constituer des elements de genocide ou des crimes contre l'humanite.

- La privation deliberee des ressources necessaires d'un groupe a la survie physique du groupe alors qu'elles sont accessibles au reste de la population.

- L'intention de detruire en tout ou en partie.

- La course au pouvoir politique lors d'elections.

- L'absence de regles d'engagements conformes au droit international humanitaire et au droit international des droits de l'homme.

- Changement non constitutionnel de gouvernement.

- Repercussion d'evenements se deroulant dans un pays voisin.

La responsabilite de proteger doit etre consideree comme une responsabilite a la fois nationale et internationale. Les genocides ont debute par des discours haineux, des discriminations et une marginalisation des populations.

La ou les prise(s) tres tot ou trop tot des mesures preventives peuvent agir contre les facteurs structurels et operationnels portant atteinte a la capacite d'un Etat de prevenir les atrocites criminelles.

B. Mass MP

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:15
RDC : A QUAND LA SORTIE DE L'ETAT DE SOUS TUTELLE DES CONGOLAIS !

L'appel est deja lance a tous les congolais de toute urgence et toutes affaires cessantes de se reappropier leur milieu de vie ou leur espace vital qui leur sont destines depuis la nuit des temps car la realite est telle que le peuple congolais se retrouve seul confronte a un complot sans precedant, ourdi et international. Voila pourquoi il doit se battre et ne compter que sur lui-meme dorenavant en menant des actions de grande envergure de maniere gravissime ou grave cessant de se lamenter, de se sousestimer ou de prendre tout ce qui lui arrive a la legere comme normal. En effet le peuple congolais est capable et a la capacite de bouger radicalement les choses et de reecrire a nouveau une nouvelle page de l'histoire contemporaine moderne mais il faut bien lire son espace et bien l'occuper c'est-a-dire qu'il doit etre capable et dans la capacite de maitriser et de controler son espace tant economique, environnemental, territorial, international, ainsi que national etc... etc.. et rien d'autre. Qu'est-ce-que l'on veut dire par son milieu ou son espace ?

Je veux tout simplement dire que son milieu doit etre et peut etre entendue comme sa structure de l'esprit (sa congolite) c'est-a-dire son entourage, sa nature, ses rapports qu'il entretient avec ses concitoyens, son habitat, globalement son environnement, son univers et chez les asiatiques ils disent une sorte de voie de la sagesse, de philosophie et d'actions qui tient compte de tous les facteurs environnementaux. A l'heure actuelle tous les Etats du monde cherchent a consolider leur espace vitale en se dotant de leurs propres satelites afin de controler et de verifier au plus tot et au plus mieux leur environnement de maniere a chercher et a rechercher par ou est-ce-qu'ils peuvent etre bombardes ou cibles par les forces du mal alors que les congolais de la RDC continuent de rever et d'etre maintenu dans l'occupation et l'etat de sous-tutelle ainsi que des conflits armes caracterise par la population prise en otage et comme boucliers humains. Le pays producteur de cobalt et de l'uranium elements de base a la fabrication de l'arme nucleaire mais comment jusque-la la RDC n'arrive pas ou peine a se doter de toutes les armes de destruction massive de toutes categories pour palier a sa defense qui accuse toujours des lacunes graves et inacceptables.

En effet, la communaute internationale ne doit plus faire l'affaire de 4 ou 5 pays seulement a l'heure de la mondialisation et que la reforme de l'onu s'impose a tout point de vue comme le recommande fortement l'ancien secretaire general de cette organisation Monsieur Boutros boutros Ghali que lors de sa creation, l'onu n'avait affaire qu'a 50 etats, ce qui est different de nos jours car elle compte maintenant plus de 200 etats en son sein. Alors il faut songer a la reforme de l'onu mais d'aucun de cinq etats siegeant au conseil de securite ne veut l'entendre de ses oreils, c'est ca la logique actuelle; et le desir de passer a la reforme de l'onu doit venir de toute la communaute internationale reunie. Au jour d'aujourd'hui l'etat ne compte plus ou ne pese plus face a des organisations internationales, les ong, les multinationales qui commencent aussi a reclamer une certaine portion de pouvoir, l'etat nation n'est plus le seul acteur en ce moment. Et il serait interessant de donner a ces acteurs nouveaux un espace afin qu'ils puissent aussi s'exprimer et a jouer leur role. C'est pratiquement inexplicable de voir que des pays comme le rwanda et l'ouganda qui agressent ou agressaient la RDC, occupent ou continuent d'occuper un siege dans le conseil de securite comme membre non-permanent alors que ce sont les memes etats a qui l'on demande de negocier en cas d'agression dans la partie est de la rdc ? et que ce soi-disant si l'onu reellement representer ou etait l'aspiration de la communaute internationale, pourquoi jouer a la politique de 2 poids et 2 mesures ?

D'ou il faut se preparer a une nouvelle organisation des nations unies qui puissent repondre aux enjeux de l'heure et aux contextes du moment. Il y a un facteur a relever ici qu'il faut donner du temps au temps, tout le monde veut avoir ou palper des resultats de maniere rapide, des changements rapides, hors reellement les changements n'arrivent plus rapidement, ca prend du temps; il a fallut 2 siecles pour mettre fin a l'esclavage, il a fallut 50 a 60 annees pour decoloniser l'afrique, donc ca va prendre aussi du temps. Tout le temps que cela peut prendre mais le cas de la RDC est un cas particulier et extreme, voila pourquoi dans cette extremite, les congolais sont appeles a devenir violents face aux gens qui veulent toujours les maintenir en etat de sous-tutelle, d'occupation et des conflits armes.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:10
BIENVENU MASSAMBA MP LANCE L'OPERATION "LEAVE THE CONGO AND THE CONGOLESE PEOPLE CLAIM THEIR COUNTRY BACK INTO THEIR HANDS"

LES CONGOLAIS SE CHERCHENT ENCORE PARCEQU'ILS NE VOIENT PAS ENCORE D'HORIZON LOINTAIN PROMETTEUR CAR CELA VA FAIRE MAINTENANT PRES DE 20 ANS QUE CA CONTINUE DE DURER, ALORS LE TEMPS EST VENU DE METTRE UN TERME A TOUT GENRE DE DISTRACTION SE VANTANT DE MOI JE SUIS DE PARTI DE GAUCHE OU DE PARTI DE DROITE OU QUE MOI JE SUIS DU NORD OU DU SUD, DE L'EST OU DE L'OUEST MAIS IL FAUT PLUTOT VENIR AVEC DES IDEES UNITARISTES, SECURITAIRES, SALVATRICES, SANITAIRES ET DEFENSEUSES AFIN DE TROUVER TOUS LES MOYENS NECESSAIRES DE SAUVER ET PROTEGER NOTRE PATRIE "LA RDC. FACE AUX MAUVAIS TRAITEMENTS, DEGRADANTS ET INHUMAINS INFLIGES AUX RESSORTISSANTS CONGOLAIS DE LA RDC QUI RESIDENT A L'ETRANGER DE LEUR PAYS D'ORIGINE, LE MP DE LA COMMUNAUTE CONGOLAISE DE UK VIENT DE LANCER LA CAMPAGNE OU MIEUX L'OPERATION "LAISSEZ LE CONGO ET LES CONGOLAIS REVENDIQUER LEUR PAYS AFIN QUE LE PAYS REVIENNE ENTRE LEUR MAIN ET JOUISSE NATURELLEMENT DE RESSOURCES DE LEUR TERRE", EN VERSION ANGLAISE : "LEAVE THE CONGO AND THE CONGOLESE PEOPLE CLAIM THEIR COUNTRY BACK INTO THEIR HANDS". DE PARTOUT LE MONDE, LA DIASPORA CONGOLAISE OU MIEUX LES RESSORTISSANTS CONGOLAIS VIVANT A L'ETRANGER EST APPELE DE VENIR EN AIDE AUX NOMBREUX COMPATRIOTES QUI SONT VICTIMES D'EXPULSIONS COLLECTIVES EXCESSIVES, AGGRAVANTES ET ACCABLANTES DANS LES PAYS VOISINS DIT AUSSI PAYS FRONTALIERS QUI SE RETROUVENT AU JOUR D'AUJOURD'HUI DEMUNIES, BREDOUILLES, SANS RESSOURCES NATURELLES ALORS QUE LA RDC REGORGE DES MINERAIS POUVANT PERMETTRE A SA POPULATION DE PALIER A TOUTES SES NECESSITES COMME LE STIPULE L'ARTICLE 1 DU PACTE INTERNATIONAL RELATIF AUX DROITS CIVILS ET POLITIQUES COMME SUIT :"Tous les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes. En vertu de ce droit, ils déterminent librement leur statut politique et assurent librement leur développement économique, social et culturel. Pour atteindre leurs fins, tous les peuples peuvent disposer librement de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’intérêt mutuel, et du droit international. En aucun cas, un peuple ne pourra être privé de ses propres moyens de subsistance".

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:03
L’opposition politique salue la position de la CENCO !

Après avoir pris connaissance du pavé des princes de l‟église catholique en rapport avec la révision de la constitution, dans une déclaration rendue publique jeudi 18 septembre 2014 par Alain Mbaya au siège de l‟UNC dans la commune de Barumbu, les forces politiques et sociales de l‟Opposition ont invité toutes les forces vives de la Nation à intérioriser et à répondre massivement à tous les mots d‟ordre que donne l‟église catholique pour sauver la République Démocratique du Congo. Tout en prenant acte du retrait des délégués de l‟église catholique de la CIME, les acteurs de l‟opposition ont exhorté l‟évêque de Butembo, Mgr MelchisedekSikuli de retirer de la CENI son prêtre l‟abbé Malumalu.

« Il va aussi bien de la crédibilité de l‟évêque que celle de toute l‟église » ont-ils souligné avant de faire observer la cacophonie qui règne au sein de la nouvelle majorité née des concertations nationales à travers les divergences entre deux co-modérateurs de ces assises, le président du Sénat Léon Kengo et celui de l‟Assemblée nationale, Aubin Minaku, au sujet de la révision constitutionnelle lors de la rentrée parlementaire. Ils ont rappelé en outre que la même cacophonie a été observée entre le MSR et les autres partis de la Majorité présidentielle. Face à cette confusion, les forces politiques et sociales de l‟opposition ont, pour une énième fois, exigé un dialogue politique conformément à l‟Accord-cadre d‟Addis Abeba et à la Résolution 2098 du Conseil de sécurité des Nations Unies pour résoudre la crise de légitimité au pouvoir et baliser le chemin vers des élections apaisées en RDC. Se réjouissant de la libération du chef de l‟église « Armée de Victoire » l‟Archibishop Fernando Kutino après huit ans d‟incarcération, les acteurs de l‟opposition ont ainsi réclamé la libération de tous les prisonniers politiques, notamment Jean-Bertrand Ewanga, Diomi, Kabatshi…

Le clou de cette déclaration a été sans nul doute la nouvelle marche que l‟opposition projette d‟organiser samedi 27 septembre 2014 après la répression par les forces de l‟ordre de celle qu‟elle avait organisée la semaine dernière à Kinshasa, Bukavu, Butembo, Lubumbashi et Masimanimba. Les forces politiques et sociales de l‟opposition restent convaincues que l‟Hôtel de Ville de Kinshasa respectera sa parole et prendra acte de la lettre d‟information relative à cette marche.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 19:00
Opposition, la marche reprogrammée pour le samedi 27 septembre prochain !

L’opposition, regroupée au sein de la plateforme « Forces Politiques et Sociales », dénonce, dans une déclaration sur les événements politiques récents en RDC, la répression des marches organisées dans plusieurs villes du pays dont Lubumbashi, Bukavu, Kinshasa…Aussi, déterminées à opérer le changement dans notre pays », les Forces Politiques et Sociales ont-elles décidé d‟organiser, une fois de plus, une marche pacifique le samedi 27 septembre prochain, à Kinshasa. Elles restent convaincues que l‟autorité urbaine respectera sa parole et prendra acte de la lettre d‟information relative à cette marche. Par ailleurs, ces forces saluent la libération du Chef spirituel de l‟église « Armée de Victoire », l‟Archibishop Kutino Fernando, tout en déplorant son état de santé. Elles saisissent cette occasion pour exiger la relaxation de tous les prisonniers politiques et d‟opinion, privés de liberté. Enfin, les Forces Politiques et Sociales félicitent les Evêques pour leur dernier message et invitent les forces vives de la nation à répondre massivement à tous les mots d‟ordre que donnera l‟église catholique pour sauver la nation. Voici, in extenso, la déclaration des Forces Politiques et Sociales sur les événements récents au Congo-Kinshasa.

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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 18:53
Révision de la Constitution en RDC: l’Eglise explique son opposition !

En RDC, l’Eglise catholique vient de réaffirmer son opposition à tout projet de révision de la Constitution et précisément de l’article 220 qui garantit l’alternance politique après deux mandats. Pourquoi l'Eglise s'engage-t-elle sur ces questions ? Comment justifie-t-elle son positionnement ? Et quel regard portent les religieux du Congo sur la situation politique et sur les instances en place aujourd'hui telles que la Céni ? Pour en parler, notre invité sur RFI ce matin est Monseigneur Fridolin Ambongo, le président de la commission Justice et paix de la Conférence épiscopale nationale congolaise, la Cenco. Il répond aux questions de Marie-Pierre Olphand.

RFI : L’église congolaise avait mis en garde déjà au mois de juin contre une révision de l’article 220 de la Constitution. Pourquoi aujourd’hui, vous remontez au créneau ?

Monseigneur Fridolin Ambongo : Quand nous avions publié notre message intitulé « Protégeons notre nation », le gouvernement avait réagi en disant que l’épiscopat congolais faisait un procès d’intention au gouvernement qui n’avait pas l’intention de modifier l’article 220. Mais depuis début juillet, il est devenu clair que le gouvernement veut changer l’article 220.

Qu’est-ce qui vous permet de dire qu’aujourd’hui, l’intention des autorités est claire ?

C’est une évidence pour tout le monde. Il y a des déclarations officielles faites par le gouvernement en disant qu’il n’y a aucun article qui est tabou parce que partout dans le monde, on change de constitution. Mieux que ça, quand la majorité s’est réunie dernièrement, nous avons entendu des déclarations de certains va-t-en-guerre. Pour eux, cette constitution est mal faite. Elle est dépassée. On doit la changer absolument alors que cette constitution n’a même pas vingt ans.

Mais officiellement pour l’instant, il n’y a aucun projet de modification de cet article 220. Seul l’article 197 qui concerne le mode d’élection des députés provinciaux est soumis à une possible révision ?

L’intention est là. Ils commencent par les autres articles et à l’arrivée, l’article 220 sera vidé de son contenu.

Le climat politique actuel vous inquiète ?

Le climat politique actuel nous inquiète parce que nous n’avons pas toujours l’impression que tout le monde veut jouer un franc jeu politique et un franc jeu démocratique au Congo.

Aujourd’hui c’est important pour vous que le président Kabila rende son tablier, si on peut dire, au terme de ses deux mandats en 2016 ?

Nous respectons la loi du pays et la loi fondamentale du pays dit, après deux mandats, celui qui a fait ces deux mandats doit partir. Et lui, il a fait deux mandats. Logiquement il doit partir. C’est une question de principe.

Est-ce que vous prenez cette position aujourd’hui parce que l’opposition est trop faible à vos yeux et ne se bat pas assez contre ces intentions de modifier la constitution ?

L’Eglise catholique a toujours joué un rôle prophétique, indépendamment de la position de l’opposition. Quand il y a un danger qui pointe à l’horizon, c’est le rôle du prophète d’attirer l’attention en sonnant l’alarme. Et c’est ce que nous sommes en train de faire.

Mais quand vous demandez à tous les prêtres de sensibiliser les fidèles contre les tentatives de modification de la constitution, est-ce que là vous ne sortez pas un peu de votre devoir de réserve ?

Mais qui nous demande un devoir de réserve ? Est-ce que Jésus-Christ a fait un devoir de réserve quand il a exercé son ministère ? Non.

Mais de fait, vos déclarations s’assimilent à des positions politiques ?

Ça dépend ce que vous entendez par position politique. Là où il y a une influence d’un homme sur les autres, il y a politique. Et dans ce sens-là, on peut dire que il y a de la politique dans ce que nous faisons. Mais il y a de la politique partout.

On a entendu certaines voix dans la majorité présidentielle ces derniers temps réclamer un référendum pour que ce soit le peuple au final qui décide. Est-ce que pour vous, ce serait une solution ?

Vous connaissez un peu la réalité chez nous. Il faut encore qu’il y ait des consultations justes, transparentes et équitables. Or chez nous, il y a encore ce problème-là que nous n’avons pas encore réglé, le problème de la crédibilité des instances qui organisent les élections. Organiser une consultation dans le contexte actuel, on connaît d’avance les résultats. Ça, c’est un. Puis deux, la Ceni est en train de nous dire qu’elle n’a pas assez d’argent pour organiser les élections locales. Alors où est-ce qu’on trouvera l’argent pour organiser un référendum ?

Vous avez choisi de suspendre votre participation au Comité d’intégrité et de médiation électorale (Cime). Est-ce que c’est justement parce que vous n’avez pas confiance dans le processus qui est préparé par la Céni ?

La Céni, dans sa nouvelle formule, n’a pas encore organisé les élections mais il y a certaines choses qui nous inquiètent dans ses prises de position, notamment la question des suffrages : si ont dit, on va procéder aux élections au suffrage indirect et pas au suffrage universel comme c’était jusque maintenant, ça fait quand même poser quelques questions sur l’intention réelle de la Céni. Tant que nous ne nous sommes pas encore mis d’accord avec la Céni, nous ne pouvons pas prétendre être présents dans une instance qui est chargée de contentieux électoraux.

Vous vous trouvez en ce moment à Rome, vous avez eu l’occasion de rencontrer le pape François. Quelle est sa position sur cette question de changement constitutionnel au Congo ?

Ça ne fait pas partie des questions qu’on discute avec le pape. Mais le pape nous a encouragés à continuer à mener le combat que nous menons pour l’avènement d’un Congo plus beau qu’avant, plus fort, plus uni et qui peut aller tout doucement vers son développement et le développement de tous les enfants du Congo.

Marie-Pierre Olphand

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