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17 avril 2015 5 17 /04 /avril /2015 10:03
Alternative Républicaine du Salut Obscure éthique de gouvernance

Le Congo réel et pro¬fond souffre. Le Congo du citoyen pleure et est affamé. L’enterrement dans une fosse commune d’environ 421 congolais pour cause de leur pau¬vreté dans la capitale même du pays où siè¬gent toutes les princi¬pales institutions poli¬tiques est un indice de la misère du peuple.
La doctrine du faux et la culture des impostures engendrent des parjures éhontés qui violentent le psychique de l’être humain. L’aliénation mentale est un objectif visiblement pour¬suivi en vue de régner sur des populations socialement misérables et intellectuelle¬ment embrouillées.

L’exécutif et l’administration publique baignent dans les corruptions les plus sor¬dides. Le semblant de l’Etat est géré de manière à rendre tout service pub¬lic monnayable au plus of¬frant. Les règles d’égalité, d’impartialité et de gratuité caractéristiques de la nature et du fonctionnement des services publics sont bat¬tues en brèche. Elles sont remplacées par la concus¬sion systématique, le népo¬tisme sordide et la courti¬sanerie vulgaire. L’argent et son pouvoir permettent de tout s’offrir. L’argent achète le vote. L’argent sale procure des honneurs in¬dus. Il n’existe aucun code d’honneur plus qu’aucune limite éthique. L’argent con¬cède des connaissances imaginaires à des individus dont ni le réel profil ni le cur¬sus parcouru ne permettent de prétendre de manière digne à la position qu’ils occupent dans les rouages publics.

L’état de l’administration de la justice demeure le miroir de la corruption et de ses dérives inévitables gravement préjudiciables à la protection des droits de la personne. Les juge¬ments rivalisent d’iniquité et d’arbitraire. Des jurispru¬dences se contredisent à la tête du justiciable selon que le concerné est partisan du système ou qu’il en dénonce la gouvernance. Des op¬posants aux régimes sont jugés de manière expédi¬tive et condamnés à des peines éliminatoires sans proportion avec la gravité des faits mis à leur charge aux termes des procès qui ne garantissent pas les droits de la défense. La ré¬alité des faits dans ces af¬faires est généralement sujette à caution. Un pro¬gramme de harcèlement et d’acharnement judiciaires est mécaniquement exécuté par des magistrats ouvri¬ers serviles du système. La justice est la tactique la plus usitée pour éliminer les ad¬versaires politiques sérieux de la conquête du pouvoir lorsque la corruption n’a pas atteint cette mission ou que le projet d’élimination phy¬sique est en chantier si elle n’a pas elle aussi échoué sinonete exclu momentané¬ment.

Les jugements sont des produits commerçables ven¬dus par les juges à la partie la plus entreprenante pour¬vu qu’il ne s’agisse pas d’une cause dans laquelle la mafia ou tout au moins un de ses membres n’aient d’intérêt direct ou indirect. Une jus¬tice à la fois périlleuse et rocambolesque. Sa dépen¬dance et sa soumission aux détenteurs du règne sont absolues.
Evidemment, les populations et les investissements se re¬trouvent dans une insécurité juridique totale tant ils ne peuvent compter sur la sé¬curité judiciaire. La paix so¬ciale est énervée. Le climat des affaires n’est point at¬trayant dans ces conditions, excepté des opportunités servies aux opérateurs du commerce de blanchiment d’argent et des guerres. Ces prédateurs jouissent de l’impunité par la relation aux barrons pour lesquels les lois n’existent pas. Cette jus¬tice abusive et barbare sert d’instrument d’intimidation et de machine de représ¬ailles. Les parlementaires voulus représentants du peuple sacrifient les intérêts de la population à coût des combines malsaines et des billets de banque, ignorant superbement les termes du mandat présumé obtenu. Les Assemblées constitu¬ent alors des chambres de résonnance tant leur princi¬pale besogne consiste à cou¬vrir les abus des dirigeants au lieu de les sanctionner. Elles chipotent malencon¬treusement les textes pour les ajuster aux intérêts des ces derniers au gré des leurs exigences même les plus ab¬surdes. Des gouvernements parallèles constitués à base des critères claniques et suspects s’arrogent les com¬pétences des institutions of¬ficielles et exercent plus au moins dans les ténèbres un impérium chaotique dont les populations paient le prix au plus fort. La quête du vrai et la recherche du juste sont sévèrement réprimées par toutes voies susceptibles d’anéantir le cheminement de l’esprit dans les méan¬dres de la raison fondamen¬tale à l’avancement de la société.

Une machine répressive constituée des exécu¬teurs sans foi ni loi obtient pleins pouvoirs à cette fin. Elle n’est soumise à au¬cun contrôle officiel et ses membres sont assurés de l’impunité absolue quelque soit la cruauté des atrocités perpétrées. Evidemment, les sociétés démocratiques trainent aussi des problèmes de respect de la dignité de la personne humaine et d’égalité. Les phénomènes de racisme, d’antisémitisme et d’islamophobie notam¬ment rappellent la vérité que les démocraties n’ont pas encore franchi la ligne d’arrivée du marathon con¬tre les injustices et les dis¬criminations.Toutefois, la société globale et les dirige¬ants sont, en règle générale, conscients de la nécessité de combattre ces fléaux.

En Afrique, l’humain est avili par des conditions de survie abjectes suite à la structuration de la pauvre¬té. Les églises, les corpora¬tions professionnelles et les sociétés savantes servent à asseoir une expression du pouvoir contraire à leurs propres fondements doc¬trinaux. Manipulés, prêtres, pasteurs, évêques, jour¬nalistes, avocats, profes¬seurs, médecins, autorités coutumières… encouragent des vices destructeurs de l’essentiel de l’humain. Les hommes et les femmes de Dieu adorent l’argent et la luxure pour eux pendant qu’ils prêchent aux adeptes des sermons de sommeil moral tissés de prophéties d’un bonheur futur qu’ils refusentd’attendre eux-mêmes. Les intellectuels à la solde des régimes taisent la science et gagnent en ir¬rationalité. Leur propension à la prostitution mentale se ressource dans la médioc¬rité dévoilant la faiblesse de leurs esprits. Les coutumes heureuses sont bafouées et les dépositaires des valeurs de base se sont vendus aux régimes, sapant le fonde¬ment de l’ordre des mérites caractéristiques de l’Afrique noire précoloniale. L’Afrique traditionnelle est une société pragmatique.

Elle a la cul¬ture des résultats concrets de sorte que nul ne peut di¬riger sans talents au risque d’être lui-même victime de ses insuffisances. Les diri¬geants devaient être de tous les fronts de la vie de leurs sociétés pour en garantir l’existence et la pérennité. Le pouvoir n’existait qu’en considération de la capacité de l’autorité à résoudre les problèmes des membres de sa société, notamment un rendement palpable dans le vécu quotidien des popula¬tions. Un dirigeant inapte à remplir les devoirs de son statut devait être mis à l’écart dans l’intérêt de la communauté. Le pouvoir n’était pas une fin en soi, mais un moyen pour at¬teindre l’objectif de bien-être pour tous. Aujourd’hui, le pouvoir pour le pouvoir est la logique des dirige¬ants. Il n’importe nulle¬ment que son exercice ne produise pas d’impact en faveurdes conditions de vie des populations. Des en¬fants de moins de trois ans mangent à peine une fois les deux jours, les travail¬leurs touchent des salaires ridicules quasiment dans tous les secteurs, la néga¬tion de l’autrui en tant que alter ego est systématique, une espèce d’esclavage moderne s’installe et se nor¬malise, le mépris du pauvre est pathologique, le respect sacré dû aux morts est ba¬foué autant que les vivants sont déshumanisés, des fos¬ses communes remplacent les sépultures individuelles indispensables à la mé¬taphysique des morts qui ne sont pas morts dans la civili¬sation negre… Pour cause, des individus dont le bagage humain et culturel ne permet même pas de rêver du pou¬voir sont parfois parachutés à des très hautes fonctions de l’État. La catastrophe est inévitable.

Les dirigeants africains pré¬parent par leur abjecte con¬duite des terrains fertiles aux idéologies de la mort. Ils constituent par ce fait une menace au-delà du conti¬nent noir. Une ignominieuse logique de gouvernance par défi asphyxie les popula¬tionset les enferme dans des ghettos existentiels ex¬cluant toute opportunité d’offrir à notre société des chances de développement humain et de progrès com¬munautaire. L’institution des classes sociales qui fixe une hiérarchie existentielle entre les êtres humains est réin¬troduite dans notre société.
Le nivellement est fondé sur les critères d’hérédité ou de sang, de l’avoir, des origi¬nes ethniques… L’esclavage et ses dérivés visibles dans notre société est la preuve de la réalité que des êtres humains renient à leurs semblables le statut on¬tologique d’alter ego.

Les décisions des autorités et les attitudes des détenteurs du pouvoir creusent de plus en plus dans cette catégori¬elle dangereuse.
Les humiliations infligées aux populations relèvent de la politique programmée de domination outrageuse des faibles par les puis¬sants. La structure mentale à la base est particulière¬ment malveillante. Elle ré¬trograde progressivement les masses par la structura¬tion de la misère. Le stade de maltraitance physique ne constitue que l’expression pratique d’une tournure d’esprit perverse dont la dynamique de l’exercice du pouvoir pour assujettir les populations sonne le glas. C’est de l’apartheid. C’est un crime contre l’humanité. Un indigent congolais eut une vision. La Bête parée d’or et de diamant était assise sur des collines de cuivre, de coltan, de nappes pétrolières, d’uranium et de toutes sortes de métaux précieux. La Bête et ses acolytes vouaient un culte maléfique au Hibou, oiseau de mauvais présage, familier des sorciers. Ils tenaient des calices de sang des victimes des guerres qu’ils avaient organisées et des misérables mort de faim, des viols, des tortures abominables et au¬tres variétés de la précarité.

Lorsque la Bête et ses convives se levaient, ils marchaient sur les cadavres mutilés des suppliciés qu’ils profanaient en aspergeant des vomis de leurs festins funéraires. Ils jubilaient as¬surés que le peuple avait été définitivement vaincu. Sou¬dain, le peuple des opprimés que les puissants avaient condamné à la pauvreté et à l’indignité se leva de son requiem comme un vent anodin qui se transforma en Feu de l’Eternel des armées pour consumer toute cette scène macabre et vexa¬toire. De la Bête, ses fastes répugnants, ses complices morbides et tout ce qui put rappeler ce règne odieux… Rien ne subsista. Se réveil¬lant de ce songe, l’indigent s’écriaCarthagoDelenda Est.

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Published by diasporanabisomoko.com
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